Noir charbon
Noir charbon
Un oiseau sur une branche m’a dit à l’oreille :
Part d’ici, file loin, il n’y a plus de place
Pour les cœurs trop tendres.
Le monde durci et resserre ses mailles.
Les visages assombris ont perdus leurs sourires.
Et moi, l’âme en détresse je vais et je file.
Je m’éloigne, mais pas sur un fil.
Je vais d’un pas lourd, mon cœur est marteau
Et mon corps enclume.
Je suis simplement abrutit.
Mon esprit fait écho à mon âme en larmes.
Larmes, armes meurtrières, fusilières et désillusion.
Ce monde n’est plus, il a perdu ses plumes.
On ne croise plus, que squelettes infimes.
Dernier reste d’un éclat qui fut brillant.
Je pleure, mes larmes fusent.
Mes larmes acides, corrodent détruisent.
En cendre.
Je rends, à l’éclat perdu, son dernier tourment.
Je hais, ce monde.
Cette violence, trop souvent hypocrite.
Je hais ces maux, qui de mots à mots.
S’enfilent, colliers de perles noires, charbon.
Plus d’espoir.
Le monde a réellement perdu ses ailes
© AMSR


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