Miracle du printemps
Miracle du printempsParis gare Montparnasse
Mes pas raisonnent, déambulent.
Les corps se frôlent
Les corps se bousculent.
Indifférence...
Et moi, je te cherche trop solitaire,
En cette grande gare.
Je t'aime !
C'est toi que je cherche,
Chaque visage, chaque silhouette confuse,
Me parlent de toi.
Je te cherche, je t'aime.
J'ai tout perdu, l'écho de ta voix
La couleur de ta peau, le velours de tes lèvres.
C'est pourtant bien en cette gare,
Qu'un jour nos regards se sont croisés ?
Saloperie la vie qui rapproche,
Et sépare ainsi, petite chose qu'est l'amour.
Étincelle brillante trop vite éteinte.
Et moi je te cherche, dans cette gare,
Trop grande, Trop vaste.
Les « j'aurais du » hantent ma pauvre
Cervelle stupide, les « on ne laisse pas »
Ainsi partir la lumière de l'été,
Quand elle se conjugue avec le verbe aimer.
Suis-je donc bête pour ne pas avoir su
Prolonger cette belle histoire ?
Mais non, les amours soleil
Ne durent jamais longtemps.
Ils sont comme l'hirondelle,
Ils viennent au printemps
Et repartent à l'hiver.
Les amours lumière ne brillent Jamais longtemps,
Ils sont comme la bougie, au matin soufflé, ne reste
Que du gris, ce bel éclat déjà parti.
Ainsi se répètent, saison après saison,
Les amours éphémères, qui brulent, blessent
Laissent leur marque, sur l'écho d'une gare.
Jour d'arrivée, jour de départ,
Toujours quelque part un peu de soi,
Se consume et fini, pour mieux repartir.
Je suis la à attendre, à espérer,
Miracle du printemps, Un nouveau toi,
Un nouveau moi, et pourquoi pas
Un toujours ensemble.
Anne
AMRS


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