Annonces




Le parc

Le parc

Dans le parc ou les oiseaux frémissent
Sur le banc face à la rivière
Deux vieilles dames parlent

Leurs mains déformées par l’arthrite
Marionnettes décharnées
Miment, racontent.

Suspend ton vol l’hirondelle,
Toi l’enfant qui traverse le parc
Arrête-toi, en silence, tend l’oreille.

Ce n’est pas rien crois-moi,
Deux vieilles femmes sur ce banc parlent

La voix est rocaille mais je cherche les fleurs
La voix et caillasse et je trouve les pleurs.

Souvenirs, tendre jeunesse
Il fut un temps
Trop vite enfui, vieux restes jaunis

D’un j’étais, je ne suis plus.
Sur ce banc je m’assieds
Tends les jambes, lassitude
Ferme les yeux au soleil

Je garde en moi cette chanson,
Celle des vieilles femmes,
Elle m’envoute.

Ce n’est pas rien à écouter croyez-moi
Impossible insensible les mots près de moi
L’émotion est intense, mais le silence va de soi

Je n’entends rien, je ne vois rien, je suspends le temps,
Vieilles dames autre époque, moi j’accroche
Mon cœur à vos larmes, je surprends, j’espionne
Ces secrets révélés dont mon oreille friponne
S’en saisit et frissonne.

Un jour moi aussi, sur un banc transi
Les doigts branches sèches
D’une vie consommée
Un jour moi aussi, dos vouté, voix cassée
Je raconterais, murmurerais ce passé trop vite passé

Pauvre nous, pauvre moi que le temps écrase et débat
Pauvre vieux que nous sommes, sans retour pour demain
Vois l’oiseau tout la haut, toi qui vole et survole
Porte-moi, porte-nous, alléger cette tombe

Anne 2009
AMRS


Article ajouté le 2009-03-19 , consulté 103 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Mot à mot "

Retour aux articles


Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Reporter un abus | S'abonner au blog Flux RSS du blog | Espace de gestion

Créer un blog gratuit avec Blog4ever


Design by Kulko et krek : kits graphiques