Blanche
BlanchePerd ses pas, Blanche, belle la nuit,
La dame de la tour.
Je rêvais de château hanté,
Je rêvais de maison troublée,
De nuits sombres agitées.
De maison closes.
Je rêvais...
Transistor au bouton tourné,
Le son armé d’un lointain passé,
Reviendrait à moi.
Vieux fantômes, registres diffus,
Grésillement étranges,
Voix murmurées.
Dis, toi qui m’écoute,
Ne laisse pas s’éteindre,
l'empreinte dans la pierre.
On dirait audio, cassette ou vidéo.
On dirait illusion.
Pour moi, à la nuit tombée.
Une dame blanche
Dans la tour suit sa ronde.
Je dirais fantaisie de mon esprit.
Je dirais farfadet.
Pour moi s’écrient en quelques lignes,
Musique, image gothique.
Croix de bois, croix de fer,
Pas d’enfer cette nuit.
Il n’est point de repos,
Pour l’esprit qui poursuit
Une route sinueuse,
Crénelée d’ennui.
Tout en haut de la ronde,
Chemin des soupirs,
Oh quelle douce vallée,
Ais-je donc du fuir ?
Je passe ma vie, chaque nuit qui s’écoule,
A poursuivre l'illusoire chemin de pierres et de poutres.
Une vieille maison
Dans mon cœur se consume,
Close maison, vide maison.
Dame perdue voile blanc.
Au noir se brûle.
Mais la vie, comme ce breuvage amer
et dur à avaler, reste coincé.
Ouvre la porte
De cette maison trop close,
Lève le jour car pâle, le visage de la dame.
Anne
AMSR


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